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C'est chaud

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"Après une semaine d'émeutes, la violence continue , les émeutes ont gagné la Seine-Saint-Denis, puis plusieurs cités d'autres départements franciliens.

Jour après jour, le spectacle de la violence prend racine dans les rues de Clichy-sous-Bois.

La banlieue explose. Pas moins de 315 voitures ont été brûlées en Ile-de-France entre mercredi et hier. Soit trois fois plus qu'une nuit «ordinaire» sur l'ensemble du territoire. La Seine-Saint-Denis, épicentre des émeutes qui a connu une huitième nuit de violences consécutive plus limitées, a été le théâtre de 177 incendies de véhicules. Cette nuit, une grande partie du trafic de la RATP a été interrompue à la suite de caillassages de bus. A Epinay-sur-Seine, un feu a été rapidement maîtrisé dans une école. Les CRS ont été la cible de deux tirs à balles réelles à La Courneuve où un étui de chasse de calibre 12 a été retrouvé, les pompiers ont essuyé un autre coup de feu à Noisy-le-Sec tandis qu'un tir a également été signalé à Saint-Denis. Dans le nord d'Aulnay-sous-Bois, les casseurs ont mis à sac l'antenne du commissariat situé aux abords du quartier des 3 000. Des bâtiments ont été incendiés dans une dizaine de communes.

La contagion gagne les cités et la province. Cités du Chêne Pointu de Clichy-sous-Bois, des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis), du Val-Fourré de Mantes-la-Jolie (Yvelines), des Hautes-Mardelles à Brunoy (Essonne) ou encore Danton à Sèvres (Hauts-de-Seine)... «Par un phénomène classique de proximité géographique, les bandes d'une cité donnent l'exemple aux jeunes des villes environnantes qui relèvent le gant dès le lendemain soir», analyse un spécialiste policier des violences urbaines. Par ailleurs, les renseignements généraux ont remarqué que les émeutiers se lancent des défis via Internet. Les portables permettent de signaler les policiers, afin de monter des guets-apens ou de frapper ailleurs. Pour la première fois, les habituelles rivalités entre bandes de cités s'estompent au profil d'une lutte anti-institutionnelle plus globale. Et «décrocher le 20 heures est le succès suprême», déplore enfin un officier. Des incidents ont notamment été signalés à Dijon."
(source : le figaro)

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